Jour 1 – De Biviers jusque La forteresse
ça y est je pars nous sommes vendredi 13 Mai, 8h30, Il fait grand beau. J’ouvre le portail de la maison comme si j’allai chercher du pain, mais je sais que je part pour longtemps. J’ai fait en sorte de mes dégager de toutes mes obligations. Retour prévu au plus tard fin juillet.
L’itinéraire prévu pour la journée est de monter jusqu’au chemin des réservoirs, d’y emprunter le GR965, dit “chemin des huguenots” en sens inverse, c’est à dire vers Grenoble. Celui-ci mène directement à la Bastille au travers d’un itinéraire peuplé de panoramiques sur la Chartreuse, la vallée du Grésivaudan et Belledonne; Il emprunte à son début le chemin des réservoirs allant de Biviers à Meylan.

arrivé au fort de la Bastille, il suffit de descendre à pied ou par les bulles pour rejoindre Grenoble. Il faut ensuite rejoindre Tullins où démarre le chemin créé et entretenu par l’association des Amis de Saint-Jacques Rhones Alpes. Il y a alors deux solutions : Soit marcher sur la piste cyclable qui longe l’autoroute entre Grenoble et Saint-Quentin en Isère. Soit prendre le train de Grenoble à Tullins. Je trouve personnellement que marcher sur la portion de piste cyclable entre Grenoble et Tullins est très désagréable. J’ai donc privilégié l’option train.

Arrivé à la gare de Tullins, on rejoint la ville via un axe assez fréquenté, ou je profite d’un visuel sur un supermarché pour charger un pique nique puis attaque de la montée dans les Chambarans. C’est long et vraiment très raide.

A partir de ce point on va retrouver le marquage “Compostelle” similaire à l’image ci-contre. Je fais un arrêt pique nique à la fontaine des Dauphins, appelée également la fontaine du Paradis. Nous sommes le 13 Mai, c’est le dernier jour des Saints de glace et il fais 35 degrés a midi.
La montée pour rejoindre les Chambarans c’est 600 m de dénivelé entre Tullins à 180m et les crêtes que l’on atteint après avoir franchi le lieu dit “le Thivollier”. La ballade continue ensuite sur les crêtes jusqu’au lieu-dit “le Faux”, juste après avoir passé une antenne mobile. Ensuite on entame une descente de 200 de dénivelé vers le village de la Forteresse. Les lieux sont très agréables à cette époque de l’année. Les indications et marquages sont très faciles à suivre et le risque de se tromper est quasi nul avec un minimum d’attention. Pour compléter ce texte, l’ARA publie un topo entre Grenoble et Gillonay avec pleins de détails, en voici le lien : ARA – Guide Grenoble – Gillonay.

Attention dans la descente juste avant d’arriver au village; bien prendre le chemin en terre sur la droite; il y a un marquage sur un arbre. On descend alors dans un sous bois très agréable avec ces chaleurs.

La chaleur continue d’être étouffante et je suis bientôt a cours d’eau. Il est temps d’arriver au village ou je vais trouver un point d’eau dans une zone aménagée avec des tennis, des jeux de boule et plein d’autres choses. Le village de la Forteresse est installé au fond d’une vallée ou coule une rivière appelée “le Rival”.

Le chemin nous fait traverser cette rivière sur un petit pont en bois puis on revient en arrière jusqu’à la montée du chateau, s’ensuit alors une petite montée de 100m de dénivelé vers les crêtes que l’on atteint au lieu dit “Truchet”,

la signalétique nous demande de tourner à droite et compte tenu de l’heure je commence à chercher un endroit pour planter ma tente. Je suis a environ 4Km de St Michel de St Geoirs que j’atteindrai demain. J’ai le plein d’eau, des Spaghettis à la carbonara déshydratés, un reste de mon pique nique, je m’installe, le calme est absolu sur ces crêtes des Chambarans. C’est mon premier bivouac sur le Chemin de Compostelle, je sais que je vais passer une très très bonne nuit.
